CE2 · halloween

Mots mêlés d'Halloween au CE2 : le lexique de la peur

11 mots cachés · grille 11 × 11 · sens de lecture : → ↓ ↘ ↗

Illustration citrouille éclairée, toile d'araignée et chaudron fumant dans une pièce sombre

Onze mots du répertoire fantastique dans une grille de onze cases de côté, avec quatre directions de lecture : les lignes, les colonnes, la diagonale descendante et la diagonale montante. DÉGUISEMENT, onze lettres, occupe une ligne entière d'un bord à l'autre ; CITROUILLE le suit de près avec ses dix lettres.

Cette fiche n'a pas été composée pour occuper la veille des vacances. Les mots ont été choisis pour servir ensuite : GRIMOIRE, HURLEMENT, MYSTÈRE, CHAUDRON et LANTERNE forment une petite banque de vocabulaire dans laquelle les élèves iront puiser au moment d'écrire leur propre récit qui fait peur.

Aperçu de la grille

GRIMOIREEPE
MSHURLEMENT
UGIVRLTOILE
NEARAIGNEEI
SELANTERNET
CITROUILLEA
DEGUISEMENT
CLPUVAMPIRE
DLMRHTMOMIE
UCHAUDRONCE
LOMYSTEREDO

Les 11 mots à trouver

  • ARAIGNÉE
  • CHAUDRON
  • CITROUILLE
  • DÉGUISEMENT
  • GRIMOIRE
  • HURLEMENT
  • LANTERNE
  • MOMIE
  • MYSTÈRE
  • TOILE
  • VAMPIRE

Cette fiche porte le numéro de grille 20261002, imprimé en bas de page : il nous permet de la régénérer à l'identique. Impression et photocopie autorisées pour votre classe et votre famille ; revente et republication interdites.

La fiche telle qu'elle s'imprime

Le rendu réel des deux PDF, sans retouche : à gauche la grille distribuée à l'élève, à droite le corrigé. Cliquez sur une vignette pour ouvrir le fichier.

Rendu réel de la fiche imprimable La nuit d'Halloween Rendu réel du corrigé de la fiche La nuit d'Halloween

Onze mots pour dire la peur

Le lexique de la frayeur est pauvre chez la plupart des élèves de CE2 : ils disposent de peur, d'effrayant, et de pas grand-chose d'autre. La liste de cette grille élargit le registre d'un coup, en distinguant ce qui provoque la frayeur, ce qui la manifeste et ce qui la met en scène. Le VAMPIRE et la MOMIE sont des personnages ; le HURLEMENT est un bruit, donc un effet sonore ; le MYSTÈRE est un état du récit, ce que le lecteur ne sait pas encore ; la TOILE, l'ARAIGNÉE, le CHAUDRON, la LANTERNE et le GRIMOIRE appartiennent au décor. Trier ces onze mots en trois colonnes au tableau prend un quart d'heure et donne aux élèves une grille de lecture qu'ils réutiliseront devant n'importe quel texte fantastique. Le tableau reste affiché pendant toute la période : au moment d'écrire, chacun sait où aller chercher un personnage, un élément de décor ou une sensation, et l'affichage évite les longues minutes passées à attendre l'inspiration.

Du chaudron au grimoire : installer un décor crédible

Un récit inquiétant tient rarement à ce qui arrive : il tient à ce que l'on voit et à ce que l'on entend avant que cela arrive. C'est exactement ce que ces mots permettent de travailler. Demandez trois phrases où le décor seul doit inquiéter, sans qu'aucun personnage n'apparaisse : la LANTERNE qui s'éteint, la TOILE qui colle au visage, le GRIMOIRE resté ouvert à la même page. Les élèves comprennent vite que le CHAUDRON posé dans une cuisine ordinaire ne fait peur à personne, et qu'il faut l'entourer d'ombre et de silence pour qu'il produise son effet. Faites-leur chercher au passage ce qui, dans la vraie vie, rend une pièce inquiétante : une lumière trop faible, un bruit dont on ne trouve pas la source, un objet déplacé. Cette contrainte d'écriture, très courte, donne des textes bien plus travaillés qu'une consigne large du type raconte une histoire d'Halloween, parce qu'elle interdit le passage en force par le sang et les monstres.

Écrire à partir de la grille, en trois séances

La première séance est la grille elle-même, résolue individuellement, suivie du tri des onze mots au tableau. La deuxième est un atelier de phrases : chaque élève tire trois mots de la liste et doit les faire entrer dans deux phrases qui se suivent, sans jamais écrire qu'il a peur — le lecteur doit le deviner. La troisième est le récit complet, une page au maximum, avec obligation d'employer au moins cinq mots de la fiche et interdiction de répéter deux fois le même. Cette dernière règle, un peu artificielle, oblige à chercher des synonymes et à sortir de la répétition qui plombe les productions d'écrit à ce niveau. Les fiches restent sur les tables pendant tout l'atelier : la grille sert de dictionnaire personnel. Pour la relecture, un seul critère suffit et se coche à deux : le texte fait-il monter l'inquiétude avant que le personnage n'apparaisse, ou tout arrive-t-il dès la première ligne ?

Trois pièges d'orthographe cachés dans la liste

ARAIGNÉE, MYSTÈRE et DÉGUISEMENT valent qu'on s'y arrête une fois la recherche terminée. Le premier se termine par une suite de lettres que les élèves écrivent presque toujours trop court, alors que la grille l'affiche en entier, accent replié : ARAIGNEE, avec ses deux E côte à côte. Le deuxième perd son accent grave dans la grille et doit le retrouver dans le cahier, ce qui en fait un bon exercice de recopie attentive. Le troisième, le plus long de la fiche, s'analyse à voix haute : on entend le verbe déguiser, on ajoute la terminaison qui fabrique un nom, et HURLEMENT se construit de la même façon à partir de hurler. Deux mots de la liste, une règle de dérivation offerte. CITROUILLE mérite un dernier coup d'œil, avec sa double consonne au milieu et sa finale que l'on entend mal. Pour continuer, essayez la grille des légumes du CE2, revenez à la grille d'Halloween pour le CP si vous avez un double niveau, ou composez la vôtre avec le générateur de grilles.