Sudoku expert à imprimer : 24 à 26 indices, aucune hypothèse
Huit grilles en 9 × 9 avec 24 à 26 chiffres donnés, le plancher du site. Le premier tour de plateau ne rend presque rien : la résolution commence par une annotation complète et méthodique.
Peu d'indices, aucune case immédiate
Avec 24 à 26 chiffres donnés, le balayage classique ne donne rien, ou si peu. Vous prenez le 1, vous suivez ses lignes et ses colonnes, et chaque bloc conserve trois ou quatre emplacements ouverts. Vous passez au 2, même résultat. Cette absence de prise n'est pas un défaut de la grille, c'est sa définition : elle a été retenue parce qu'un programme a établi qu'elle ne se termine pas avec les seuls singletons, et le peu d'indices amplifie ce constat dès la première minute.
Le démarrage change donc de nature. Au lieu de chercher une case à remplir, on construit la carte des possibles : la liste complète des candidats, case après case, zone après zone, sans en sauter une. Ce travail paraît fastidieux et il l'est, mais il n'existe pas de raccourci à ce niveau, et une carte incomplète coûte bien plus cher qu'une carte lente à établir. Prévoyez un crayon à mine fine et n'écrivez rien à l'encre avant la toute fin.
Une annotation soignée obéit à un ordre. Traitez d'abord les blocs les mieux pourvus, puis les lignes, puis les colonnes, et réservez toujours la même place dans la case aux mêmes valeurs : le 1 en haut à gauche, le 9 en bas à droite, sans jamais déroger. Cette discipline typographique semble excessive tant que le plateau est nu ; elle devient décisive lorsqu'il faut comparer deux cases d'un coup d'œil, sans relire chaque petit chiffre un par un.
Alignements dans un bloc : le chiffre coincé sur une ligne
Voici la déduction qui rend le plus une fois la carte des candidats posée. Observez un bloc et choisissez une valeur qui lui manque, par exemple le 5. Relevez toutes les cases du bloc où ce 5 reste possible. S'il se trouve qu'elles occupent toutes la même ligne, la conclusion s'impose : le 5 de ce bloc atterrira forcément sur cette ligne, quelque part. Il ne peut donc pas apparaître ailleurs sur cette même ligne, dans les deux autres blocs qu'elle traverse, et vous rayez le 5 de leurs candidats.
Le mécanisme fonctionne à l'identique avec une colonne, et il se retourne aussi : si tous les emplacements possibles d'un chiffre sur une ligne tiennent dans un seul bloc, ce chiffre disparaît des autres cases de ce bloc. Passer les neuf blocs en revue de cette façon, chiffre par chiffre, produit régulièrement une cascade. Ces éliminations ne remplissent pas de case directement, elles préparent le terrain : c'est le tour suivant qui récolte, avec une paire devenue visible ou un candidat resté seul.
Deviner ne sert à rien puisque la solution est unique
La tentation arrive toujours au même moment : la carte est propre, deux techniques ont été appliquées, et plus rien ne bouge. Poser un chiffre au hasard pour voir ce que ça donne paraît alors raisonnable. Ce n'est pourtant jamais nécessaire. Chaque grille publiée ici a été soumise à un solveur qui énumère les fins possibles et s'interrompt dès la deuxième ; celles qui en admettaient plusieurs ont été écartées. Il existe donc un chemin de déduction complet, et le blocage vient du regard, pas de la grille.
En pratique, reprenez dans cet ordre : les zones modifiées depuis votre dernier passage, les cases à deux candidats que vous n'avez pas comparées entre elles, puis les alignements bloc par bloc. Le numéro imprimé en bas de la feuille permet de régénérer la même grille à l'identique, ce qui est précieux pour recommencer proprement une résolution abandonnée. Si la marche est trop haute, le niveau difficile et ses paires prépare exactement à celui-ci, le rappel des deux techniques de base remet les fondations en place, et créer sa propre grille de mots mêlés offre une pause d'un tout autre genre.
Mots mêlés
